18/03: Ce n’est qu’en s’unissant que les autres nations ont battu les Italiens à la Pierra Menta (by Luca Salini)
Versione italiana
Après les Championnats du monde où les Italiens ont nettement dominé - à l’exception des hommes où le Français Florent Perrier a devancé nos athlètes – le verdict de cette saison est tombé à la Pierra Menta.
Le classement est clair. Francesca Martinelli et Roberta Pedranzini chez les dames et Guido Giacomelli et Hansjörg Lunger chez les hommes sont deuxièmes. Mais, pour les battre, il a fallu que des athlètes de trois nations s’unissent.
Le Suisse Florent Troillet et l’Espagnol Kilian Jornet Burgada ont remporté la victoire, tout comme la Française Laetitia Roux associée à la Suissesse Nathalie Etzensperger.
Certes, les succès des vainqueurs sont largement mérités. Quatre victoires sur quatre (dont une partagée avec Blanc-Svatojanski, red.) chez les hommes et trois sur quatre chez les dames, ne peuvent que faire penser à une victoire sans taches. Mais cela fait aussi penser que les grandes classiques sont en train d’engendrer des formations occasionnelles dans le seul but de conquérir la victoire.
Je ne critique pas ce choix. Je constate un fait. C’est une idée qui porte le copyright de Stéphane Brosse qui, avec Patrick Blanc, a souvent puisé dans notre grand contingent d’athlètes pour remporter la Patrouille des Glaciers ou le Trofeo Mezzalama, d’abord avec Jean Pellissier puis avec Guido Giacomelli. Une idée reprise par Giacomelli lui-même pour remporter le dernier Trofeo Mezzalama.
Ces choix, les techniciens des différentes fédérations devront les prendre en compte. Les temps des équipes soudées sont-ils vraiment finis ?
Meraldi avec Greco d’abord, avec Pedrini ensuite, Murada-Boscacci, Brosse-Gignoux, Bibollet-Bochet, Brunod-Reichegger, Fontana-Negroni, Elmer-Farquet chez les hommes. Oggeri-Ducognon, les sœurs Moretti, Pellissier-Nex et, aujourd’hui, Martinelli-Pedranzini sont quelques-unes des grandes équipes qui ont fait l’histoire du ski-alpinisme.
Amis, du même pays, parfois du même ski-club, ils ont mis en évidence l’utilité des courses par équipes : « je cours avec toi pour t’aider dans la difficulté ». Le vainqueur n’était pas seulement l’athlète mais une nation, un ski-club, le même groupe d’amis avec lequel on sortait le soir pour boire une bière.
Aujourd’hui, sans critiquer, je le répète, ce n’est plus comme ça et c’est un fait dont nous devrons tenir compte.
Quand ces « nouvelles » équipes courent, elles sont souvent peu homogènes : on s’attend dans l’aire de change. Il y a quelques jours, Stéphane Brosse le disait : « avec Patrick Blanc, je me suis souvent trouvé au quatrième ou cinquième rang. Mais devant nous, nos adversaires étaient tous d’équipes différentes. Je plaisante ou bien ? »
Les photographes n’arrivent plus à photographier les duos. En somme, ce sont des courses individuelles déguisées.
Outre ces considérations, il y a tout de même des avantages. Le niveau technique en profite. Deux athlètes plus rapides font tomber les temps de course. Le compagnon avec lequel je commençais et finissais la saison il y a quelques années, aujourd’hui je le change selon le type de parcours. Pour une Pierra Menta, je choisis un coéquipier bon descendeur. Pour une Sellaronda, je le choisis fort en montée. Et ainsi de suite.
Le changement dans les équipes offre aussi des opportunités pour les sponsors. Mais également des difficultés. Ils choisissent les athlètes pour participer à une grande classique et pour la remporter. Le Team Valtellina à la Mezzalama est le dernier exemple en date. Le dimanche suivant, les mêmes skieurs sont à nouveau des adversaires, tous mélangés et avec des sponsors différents.
La nouvelle fédération internationale, l’ISMF, devra sérieusement, mais sereinement, s’interroger sur ce que devra être le développement de ce sport. Suivre les traces du cyclisme avec des formations sponsorisées et des athlètes de différents pays exclurait le développement du secteur jeunesse et conduirait à une exaspération dangereuse avec, aussi, la menace du doping.
Suivre les autres disciplines, avec la participation exclusive d’équipes de même nation, pourrait éloigner les meilleurs athlètes qui ne pourraient plus compter sur ces contrats… Il y a en outre le risque d’abaisser le niveau des compétitions.
Le défi est lancé.
Luca Salini
(trad. Claude Défago)
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OLO COALIZZANDOSI LE ALTRE NAZIONI SCONFIGGONO GLI ITALIANI ALLA PIERRA MENTA
Grande successo per i nostri giovani
Dopo i Campionati del Mondo dove gli italiani hanno complessivamente dominato e, solo nella categoria Senior maschile, il francese Florent Perrier ha sopravanzato i nostri atleti, è toccato alla Pierra Menta il verdetto di questa stagione invernale.
La classifica parla chiaro, Francesca Martinelli e Roberta Pedranzini al femminile e Guido Giacomelli con Hans Lunger sono secondi, ma per superarli è stato necessario che atleti di ben 3 Nazionalità diverse si coalizzassero.
Lo svizzero Florent Troillet e lo spagnolo Kilian Burgada hanno conquistato il primo posto maschile, la francese Letitia Roux in coppia con la svizzera Etzpenger quello femminile.
Certo che i successi dei vincitori è strameritato, tre tappe su quattro vinte da ognuna delle due coppie non possono che far pensare ad una vittoria senza ombre, ma fa pensare il fatto che le grandi classiche si stanno trasformando in unioni estemporanee solo per conquistare la vittoria.
Non critico questa scelta, è solo un dato di fatto, un' idea peraltro che porta il copyright del francese Stephane Brosse che con Patrick Blanc ha spesso attinto al nostro fornito gruppo di atleti per conquistare Patrouille de Glaciers e Trofeo Mezzalama, prima con Jean Pellissier e poi con Guido Giacomelli.
Idea ripresa da Giacomelli stesso in occasione dello scorso vittorioso Trofeo Mezzalama.
Sono scelte cui i tecnici delle varie Federazioni dovranno tenere in considerazione, sono davvero finiti i tempi delle coppie inossidabili?
Meraldi con Greco prima, con Pedrini poi, Boscacci- Murada, Brosse - Gignoux, Bibollet - Buchet, Brunod - Reichegger, Fontana - Negroni, Elmer - Farquet al maschile. Oggeri- Doucognon, le sorelle Moretti Favre, Pellissier-Nex ed oggi Martinelli -Pedranzini sono solo alcune delle coppie che hanno fatto la grande storia dello sci alpinismo.
Amici, medesima Nazione, spesso medesimo Sci Club di appartenenza, hanno portato avanti l'idea dell'utilità della gara a coppie; "gareggio con te per aiutarti in difficoltà" il vincitore non era solo l'atleta, ma una Nazione, uno sci Club, lo stesso gruppo di amici con cui si usciva la sera per un birra.
Oggi, ripeto senza criticare, non è più così è però un fatto di cui dovremo tener conto.
Quando queste "nuove" coppie gareggiano, spesso sono spaiate, ci si aspetta solo al cancelletto del cambio, proprio Stephane Brosse pochi giorni fa notava, "mi sono trovato spesso con Patrick Blanc ad essere addirittuta al quarto o quinto posto, ma gli atleti davanti a noi erano tutti di coppie diverse, buffo no?"
I fotografi non riescono a fotografare le coppie, insomma gare individuali mascherate.
Ci sono oltre a queste considerazioni dei vantaggi, il livello tecnico ne guadagna, due atleti più veloci abbattono i tempi di percorrenza, il compagno con cui anni fa iniziavi e finivi una stagione, oggi lo cambi in base al tipo di tracciato.
Per una Pierra Menta scegli il socio capace in discesa, per una Sellaronda lo scegli forte in salita e così via.
Anche per gli sponsor il discorso del cambio di coppia offre opportunità, ma anche difficoltà.
Si scelgono gli atleti per partecipare ad una grande classica per vincerla, il Team Valtellina al Mezzalama è l'ultimo esempio, poi però la domenica successiva gli stessi atleti sono avversari, tutti mischiati con sponsor differenti.
Insomma la nuova Federazione Internazionale ISMF dovrà seriamente, ma serenamente interrogarsi su quale dovrà essere lo sviluppo di questo sport. Seguire le orme del ciclismo con Team sponsorizzati ed atleti di varie Nazioni taglierebbe fuori lo sviluppo del settore giovanile e porterebbe ad una esasperazione pericolosa, anche in ombra di doping,
Seguire altre discipline con partecipazione esclusiva delle squadre Nazionali potrebbe allontanare i "top" athlets che non potrebbbero più contare sugli ingaggi, oltre ad abbassare il livello agonistico.
La sfida è aperta.
Luca Salini
Ni oui ni non
Luca,tout cela et vraiment trés compliqué.
Pour un coté de garder l'esprit d'équipe que tu as trés bien éxpliquer dans ton article,et de l'autre coté l'évolution de notre sport vers une diffusion médiatiques plus importantes qui apporteront sans doutes dés bénéfices et dés contraintes.
Je crois, et cela est seulement mon avis, que maintenant notre situacion et celle du rugbi il y a quelques annees en arierre.
Ce sport a mon avis ,et en réspectant les différences, doit nous guider pour prendre exemple.Il a garder tout son esprit d'equipe,courage,respect de l'arbritage du public i de l'adsersaire.
Cette ëvolucion a besoin de touts et chaqun de nous et discuter ouvértement mais calmement.
Et bravo a Floriant et Killian pour cette magnifique course et en particulier a tous les participants de ce magnifique esport.
S'unir pour gagner: la loi du sport de haut niveau!
Quoi de plus normal que de s'unir pour gagner une course "privée"?
Il existe les championnats du Monde et d'Europe pour courrir en équipe nationale.
Pourquoi est-ce que ce genre d'évolution "exclurait le développement du secteur jeunesse et conduirait à une exaspération dangereuse avec, aussi, la menace du doping."
Quant au dopage, je ne vois pas en quoi celà peut l'augmenter ou le dimimuer. Qu'en est-il exactement des contrôles?
Mike Wittorski
(Belgium)













L'esprit d'équipe
J'aime toutes les courses de ski alpinisme (même sur les pistes), mais surtout les grandes classiques. C'est vrai que Guido était gagné par un équipe internationale sur la PMT, et c'est vrai aussi que Guido a gagné la Mezzalama et la PDG avec une équipe internationale. Le problème n'est pas la, toutes les victoires sont valides, sinon à définir notre futur.
Les équipes nationales investissent beaucoup d'argent dans ce sport (beaucoup plus que les sponsors privées!) et c'est pour ça que nous devions soutenir leur effort. En plus, à niveau médiatique les victoires par nations sont beaucoup plus facile à comprendre! Qui a gagné... la Suisse, l'Espagne? La solution n'est pas facile, car il y a bien sur des argument très valables de l'autre coté, et la décision doit être pris a longue terme: nous voulons un sport comme cyclisme (marques) ou comme ski alpin (nations)? Moi je suis pour les nations.
Finalement, comme journaliste sur la Pierra Menta, je dois vous dire que j'ai essayé de communiquer sur l'esprit d'équipe. Mais j'étais incapable de faire des images des 2 coureurs ensemble! (sauf Jornet-Troillet, Pellicier-Berger et Gachet-Bon Mardion.... et justement 2 équipes mixtes!!!). En tout cas, si le public doit comprendre quelque chose, nous devons communiquer sur les équipes (images avec les 2 coureurs) et les athlètes doivent nous aider le faire! Et ils doivent montrer le joie a l'arrivée! Un coureur qui gagne avec les bras en bas, visage inexpressive, il travers la ligne d'arrivée et s'arrête sans aucun geste de joie.... impossible d'en sortir une photo pour la presse!
Finalement, après 8 ans, j'ai l'impression que le sport avance... doucement encore, mais avance. Merci à tous.
Josep Castellet