Restriction du poids? Les spécialistes s'expriment

|

Le Management Committee de la Fédération internationale (ISMC) a approuvé, lors de sa dernière séance, le 20 mai à Faverges (F), une nouvelle disposition du règlement international de ski de compétition. Désormais, le poids de ski et des chaussures ne sera plus libre, mais limité.

Cette décision a été communiquée officiellement le 30 mai sur le site www.uiaa.ch. Nous l’avons interrogé à ce sujet et nous espérons recevoir bientôt une note officielle qui précisera les motifs de cette décision.

Plusieurs raisons apparaissent d’ores et déjà. Une nouvelle collaboration/partenariat avec un fabricant du matériel de ski de montagne est en vue, et il s’agit d’une condition à sa collaboration (plusieurs fois mentionnée dans le passé). Or quel prix a cette décision ?

Si offrir des conditions égales pour tous les compétiteurs peut également être une motivation, les retombées négatives ne manquent pas non plus.

La majorité de la communauté internationale considère cette mesure comme un frein au développement du sport en général et non seulement à celui de la compétition. Le poids du matériel joue également un rôle important pour des randonneurs qui, ensuite, sont les plus grands bénéficiaires de ses inventions. La balade du dimanche n’est plus une corvée engendrée par un équipement lourd. Cela peut aussi séduire de nouveaux adeptes.

Le marché de ski de montagne est très petit et reste en marge des intérêts de grands fabricants. Cette situation commence doucement à changer et les premières collaborations entre les coureurs et les marques ont vu le jour. Dans ce contexte, les arguments d’élitisme ne sont plus d’actualité. L’évolution du matériel dynamisé par les coureurs n’est pas un frein mais un moteur de développement.

L’équipe de Skimo a interrogé les principales personnalités du ski-alpinisme. Vous trouverez leurs avis, très divergents par ailleurs, en cliquant sur le nom.

Pierre Gignoux
Stéphane Brosse
Jean-Marie Fiorèse
Hubert Moreau
Jean-Yves Rey
Kilian Jornet
Patrick Rassat
Christophe Hagenmuller
Miroslav Leitner


Pierre Gignoux

Depuis quelques années les coureurs étrangers a la France ont un sentiment d'injustice parce qu'ils n'ont pas la possibilité de se procurer des chaussures légeres. Cette année plus que jamais on a vu dominer les coureurs équipés de coques carbone: F. Perrier,S. Brosse, P. Blanc, T.Sbalbi ont trustés les podium internationnaux.

L'ISMC a donc décidé de mettre fin a cette injustice en imposant un poids minimum aux chaussures: 1000 gr/pied pour les hommes et 900 gr/pied pour les femmes. Je pense que pour l'équité sportive il faudrait que ce poids soit indexé par rapport au poid du courreur!!!!

Pourtant cette injustice allait s'éteindre d'elle même puique a partir de la saison prochaine je propose a tous la vente de chaussures carbone.

Je crains que le circuit internationnal qui est déja sur le déclin, continue a se discréditer avec ce genre de décision. Les courses prestigieuses (Pierra Menta Mezzalama, Patrouille des Glaciers ....) quant a elles ont leur propre règlement et ne suivront probablement pas les traces de l'ISMC.
Les circuits nationnaux aussi ont leur propre règlement et peuvent laisser libre le poids du matériel.

L'efficacité et la fiabilité des chaussures carbones n'est plus a prouver.Tant a la montée qu'a la descente ces chausssures sont plus performantes que des coques plastiques. Depuis 2002 j'utilise des chaussures composites, j'ai effectué plus de 500000 m de dénivellé et 3 saisons avec une paire à 1,3 Kg . Cette année 6 coureurs ont utilisés des chaussures de ma production.

Alors si vous voulez vous faire plaisir à ski et faire des résultats sur les compétitions hors circuit internationnal vous pouvez me contacter pour commander des chaussures composites (pierregignoux@aol.com)


Stéphane Brosse

Si l'on regarde à la loupe les avantages et inconvénients que cela apporte on voit très vite qu'il sagit d'une décision prise sans aucune réflexion tout au moins avec une vision à très court terme de l'évolution de notre discipline.

La sécurité: il n'y a pas plus d'accident sur les chaussures "légère" que les chaussures de "commerce". Au contraire je me souvient a vu plusieurs paire de chaussure Scarpa et Dynafit complètement explosé lors de différentes courses (Chp du monde du val d'aran).

Le prix: il est vrai que fabriquer des chaussures légère coûte chère (les chaussures carbone coûtent 60% de plus que des chaussure plastique) mai même avec un poids élevé les coureurs auront intérêt d'avoir des chaussures en carbone pour la rigidité à la descente et le débattement à la monté.

L'accès a tous: Comme pour toutes évolution technique ce sont les personnes les plus motivés et investis qui contribuent au développement du matériel et d'une discipline. Il est bien évident que ce type d'évolution profite tout d'abord à un très petit nombre avant de s'étendre plus largement. Mais aujourd'hui les chaussures légère vont très prochainement être accessible à tous (compétiteurs et randonneur).

L'évolution: Si l'on fait un rapide historique sur l'évolution des chaussures de ski, on se rappel qu'il y a dix ans une seule marque était présente en compétition (DYNAFIT avec la TLT3) . A cette époque des coureurs (principalement le Français Pierre GIGNOUX) ont développés des systèmes (leviers arrière) permettant de fermer la chaussure de la verrouillé en position descente de façon très rapide et efficace. Ce n'est que quand une société à put imiter ce système que nos chaussures de commerce ont évolués. En effet sans la compétition la scarpa F1 n'existerait pas ! Depuis quelques années le même Mr Gignoux met au point des chaussures en carbone fiable , efficaces et légère (1Kg la paire) parfaitement adapté aux besoin de la compétition mais aussi de la randonnée. Ces chaussures en carbone sont aujourd'hui a l'aube d'être reprise par des industriels (Français, Suisses et Italiens) et commercialisés.

Les fabricants: On voit très clairement que les fabricants cherchent également à faire évoluer et progresser leur matériel pour la compétition mais surtout pour le randonneur. Hors le poids est le vecteur de progression a ce jour le plus important. Par exemple DYNAFIT sort des fixations en titane plus légère, de nombreuses marques de ski (ATOMIC, DYNAFIT, BLIZZARD, ...) se sont positionnés très récemment avec des skis plus léger que les 2 marques leaders (TRAB et DYNASTAR). La chaussure est certainement l'élément ou le gain sera dans l'avenir le plus important. Les fabricants sont bien conscient (et surtout n'ont pas le choix car le marché du ski de randonnée est encor très petit) que leur meilleur bureau d'étude qu'il ont est la compétition et il n'ont aucun intérêt a voir une limitation de poids qui bloquerai toutes les évolutions. Pour preuve cette année sur la Pierra Menta les personnes du Bureau d'étude de Scarpa sont venu voir nos chaussures et souhaitent étudiez plus a fond leur conception.

En conclusion ceux qui pense que cette règle apportera plus de sécurité et d'égalité des chances se trompe car il y aura toujours des améliorations à apporté sur les chaussures de commerce (+ de rigidité, + de débattement, + de rapidité a la fermeture et l'ouverture, ...) par contre cette décision est un frein très important au développement de la discipline et du matériel pour les compétiteurs mais surtout pour le ski de montagne en générale.

Si l'on compare avec d'autre sports, imaginiez vous il y quelques années pouvoir rouler avec un vélo en carbone ? aujourd'hui n'importe quel cyclotouriste choisi d'acheter un vélo tout ou partiellement en carbone !

Merci a tous les coureurs, entraîneurs, dirigeants qui trouvent cette nouvelle règle incohérente par rapport à l'avenir du ski de montagne de ce manifesté (par l'intermédiaire du site internet http://www.skimountaineering.org mail : info@skimountaineering.org) pour demander a l'ISMC de revoir sa position.


Jean-Marie Fiorèse

Très bien ta comparaison avec les vélos. D'ailleurs en vieillissant je m'aperçois que de très nombreux randonneurs, non compétiteurs, sont intéressés par le matos léger, qui économise la fatigue dûe au poids. Si en plus on ajoute la sécurité descente, comme sur le modèle de P. Gignoux, on va dans le sens logique de l'avenir du ski de rando pour tous ! Quand au prix, ce n'est sûrement pas un élément pris en considération par la règlementation.


André Dugit

Entièrement d'accord avec tout ce que tu (Stéphane Brosse) avances. Pour ma part, je pense être un des vilains petits canards de l'évolution du règlement. (C'est peut être une des raisons pour laquelle je ne suis plus dans cette commission.)

Mes idées sont très certainement trop en avance, trop inspirées du cyclisme. Il y a déjà bien longtemps que je suis pour laisser parler l'amélioration technique. Pour moi, comme tu le dis, c'est le seul moyen pour que le matériel du skieur lambda évolue. Mais là encore, il y a du boulot, surtout quand on voit le nombre de "pékins" qui évoluent avec un matériel lourd et complètement dépassé (type Diamir). Pour la plupart des gens léger veut dire fragile, et peut importe si la compétition est passée par là et a testé avec réussite le produit.
Ce qu'on accepte avec la Formule 1 ou le vélo n'est pas encore passé dans les moeurs en ski.

Egalité des chances. encore un discours dépassé pour moi. Discours de certaines fédérations qui n'arrivent pas à évoluer. Niveau prix, le coureur trouvera toujours le moyen d'avoir le matériel top. Cà existe déjà, et çà existera toujours. Et puis, plus le fabricant vendra de son produit, moins il pourra être cher.
Ce problème d'égalité est plus un problème de jalousie envers telle ou telle personne ayant conçu ce matériel.

De mon côté, je serai encore plus extrémiste au niveau du règlement. Libre choix au coureur en ce qui concerne son matériel. S'il casse, il prend ses risques. Bien entendu, il faudrait fixer un palier minimum, ceci par rapport à la sécurité du skieur. (fixation s'arrachant n'importe où, ski cassant, etc .....- En ce qui concerne le ski, le seul critère serait peut être que le coureur puisse rentrer avec. Et non avoir le problème des Merelli où la fixation s'arrache) Au niveau des chaussures, suffisamment de coureurs ont cassé leur coque pour montrer qu'ils ont toujours terminé la course sans accident.

Extrémiste toujours, car il y a bien longtemps que je demande le changement sans pénalité aucune des skis ou bâtons, en cas de casse. Mais là encore, on me ressort l'argument égalité des chances. Car, il est vrai que le coach de la Suisse, France ou Italie sera toujours derrière tous ses coureurs avec une paires de ski de rechange, à la bonne pointure, et tout, et tout !!!!!!.

Il serait plus interressant dans ce cas de développer le concept d'une fixation légère réglable. Ainsi les loueurs de ski pourraient profiter de ces avancés.

Après Cunéo, on m'avait demandé de faire une sorte de mini rapport par rapport à tous ces problèmes. J'en avais parlé à Patrick RASSAT, "Yoggy Tea" et Marco CAMANDONA. Conclusion. J'avais demandé à ce qu'il y ait un poids minimum de 3 kg de retenu pour l'ensemble skis, chaussures, fixations et bâtons. Qu'est devenu mon rapport ??????

Pour ma part, en ce qui concerne la sécurité, je crois que les instances internationales feraient mieux de se pencher sérieusement sur les problèmes d'avalanche, recherche ARVA qui me paraissent plus sérieux que les problèmes de matériel.
On va un jour au devant d'un gros carton. Ce n'est pas passé loin à Cunéo. A qui le tour ???

Le matériel, lui, n'a jamais fait le moindre mort, où même accident grave depuis la création du ski alpinisme.


Hubert Moreau

Autre chose: Chez SCARPA d'une taille de coque à une autre il y environ 100g
Une coque couvre 2 pointures. Les miennes font 700g en 40 sans le chausson (200g) soit 900g/ chaussure
Du 42 ferait 1000g/ chaussure. Ceci pour dire que ceux qui chaussent petit devront se lester alors qu'à priori leur proportions musculaires sont plus faibles.où est l'équité?


Jean-Yves Rey

A mon humble avis, je trouve cette décision très saine!

Il faut absolument une équité entre tous les coureurs et cette équité passe par un poids de chaussures semblables… ce peut être 800gr. / 700gr… à voir. Il en va de même pour les skis, les bâtons, etc…

Je reste convaincu que prendre le départ avec une chaussure de 600gr. ou de 1kg a son importance lors du chrono final.

Je compare toujours entre une paire de chaussure de course à pied de 200gr ou 250gr., les sensations sont très différentes!

La crédibilité de notre sport doit passer par des règlements très précis pour éviter tout dérapage.


Kilian Jornet

bravo pour l'ISMC, bravo pour faire un sport plus égalitaire, par ce que tous les coureurs aient les mêmes conditions... mais je crois que ces poids sont ils trop conditionnés par quelques marques, puisqu'il y a des chaussures de série qui sortent au marché dans un poids inférieur... alors, les coureurs qui portons ces chausures (de série) aurons-nous qu'ajouter-les du poids?

bravo por el ISMC, bravo por hacer un deporte mas igualitario, porquè todos los corredores tengan las mismas condiciones, etc. pero creo que estos pesos estan demasiado condicionados por algunas marcas, ya que hay botas que salen de série mas ligeras. pues, tendremos que añadir peso a las botas?


Patrick Rassat

Ça fait couler beaucoup d’encre; le forum c’est bien ça fait discuter! Chacun s’exprime sur le sujet. Je dirai que nous sommes là pour faire notre sport au plus haut niveau. Le nerf de la guerre c’est le poids en ski de montagne. Dans beaucoup de sports ou le poids est une contrainte, la rigidité aussi, le carbone fait son apparition. Depuis plusieurs années des coureurs de pointe l’utilisent. Certains, c’est la chaussure complète d’autre c’est le collier. Nous nous exprimons dans notre coin sur ce problème de poids, mais il faudrait faire des propositions. A l’heure actuelle rien n’est entériné sur ce qui est à l’étude depuis mi-mai alors je vous propose de faire remonter des propositions au niveau de l’ISMC. La procédure réglementaire et qui se veut écouté de l’IMSC (du moins c’est ce qui transpire !) c’est de collecter au niveau de la Fédération (FFME) les propositions d’amélioration ou de modification de règlement. Faites moi des propositions et je les soumettrai à notre Fédération pour qu’elles soient ventilées auprès de l’ISMC. Il y a une autre réunion sur le règlement le dimanche 25 juin à Toulouse avant la décision définitive en septembre. Les deux prochaines semaines serviront à soumettre quelque chose au secrétariat de l’ISMC. Revoir le poids…. ne pas exiger de poids…… ou autre……….. Mais…….. Il faut que vos réflexions remontent à la Fédération sinon vos idées, discussions resteront à votre niveau!

Patrick Rassat, coach de l’équipe de France


Christophe Hagenmuller

Après une semaine en déplacements, j'ai lu avec intérêt tout ce qui a été
échangé sur skimontaineering.org et je partage globalement l'approche de Brosse.

Il me semble que nous sommes actuellement encore loin du niveau d'évolution
d'autres sports comme le cyclisme ou la F1 où des normes de poids peuvent
avoir un sens vis à vis de la sécurité (le prétexte de l'équité est un faux
prétexte surtout en F1 où les investissements en recherche sont permanents).
C'est une fois de plus la même dérive qui consiste à comparer le
ski-alpinisme actuel avec des disciplines très abouties. Laissons les
coureurs prendre des initiatives sous réserve que leur sécurité n'est pas
remise en cause (risque de casse dans des couloirs en neige dure, port des
crampons, etc), je suis pour des normes de résistance et de sécurité et une
grande liberté de manoeuvre tant que ces normes sont respectées.

Christophe Hagenmuller


Miroslav Leitner

Limiter le poids des chaussures est un frein à l’évolution et à la promotion du sport. Un des problèmes basiques pour les gents qui commencent c’est l’exigence physique. Le poids sur les pieds décourage. Une évolution vers un matériel plus léger permettrait avoir plus de plaisir et gagner des adeptes pour notre sport.


Bravo également à l'ISMC.

Bravo également à l'ISMC. 100% pour car étant formateur à ski, je peux vous certifier que le poids est un élément fondamental dans la skiabilité ! Plus c'est léger, plus c'est instable, donc cela devient difficile à maitriser !
Sans vouloir trop rentrer dans le débat, mais en réponse à Joseph Castellet et André Dugit, je souhaite remettre les "pendules à l'heure" pour un mensonge. Ayant également été longtemps impliqué dans le cyclisme, allez voir sous le site www.uci.ch (Union Cycliste Internationale). Le réglement pour le matériel des coureurs professionnels fait "seulement" ...... 16 pages !!! Et le poids des vélos a été fixé à minimum 6,8 kg !!! www.uci.ch/modello2.asp?1stLevelID=C&level1=1&level2=15&idnews=2443 ; point 1.3.019 du réglement !
Pour la FIS (Fédération Internationale de Ski), le réglement concernant le matériel fait 37 pages !
Quant à la F1, le réglement du dossier technique fait 58 pages et vous apprendrez que le poids minimum pour une voiture est de 550 kg ! www.fia.com/fr/sport/Regulations/f1regs.html
Chaque fédération qui se respecte a un réglement bien établi, et je suis convaincu qu'il est faux de penser que toutes les personnes impliquées dans ces fédérations font fausse route en établissant des réglements !
Un peu de modestie, nous faisons partie de la planète "sport" au même titre que de nombreuses disciplines sportives à travers le monde.
A bon ententeur salut.
Nicolas Combe


poids chaussures

en réponse a Nicolas.
tu oublie une chose dans ton commentaire.
les 2 fédé que tu cites sont des fédés de sport mature; ou il y a bien longtemps que les bidouillages ont été fait sur le matos.
notre sport n'a pas la meme ancienneté.
note aussi que les modif de réglement de la FIA viennent la pluspart du temps sur des problème de sécurité .
sur le poids des chaussures la sécurité n'est pas en cause. bien au contraire.
sur le poids et la skiabilité : certes un ski lourd c'est plus stable. mais c'est aussi plus fatiguant et exigeant a skier.
Philippe


Réponse a "bravo"

Salut Nicolas,

Merci de ta réponse. J'aimerais seulement signaler que j'ai pas menti. Je me posais la question car, comme ignorant du monde du cyclisme professionnel, je n’étais pas sur.
2 remarques:
1) 6,8kg... bon, mon vélo doit faire 12-13kg, un bon vélo fait 8-9kg? Je ne sais pas... en tout cas, je pense que 6,8kg c'est déjà en poids bas (je répète: j'ignore ce sport, alors je ne peux pas être sur). Fixer les poids des chaussures à un poids raisonnable (600-800g) est, à mon avis, possible et même peut-être bon. 1000g c'est trop.
2) « Plus légèreté = plus instabilité ».... bon, je pense que avant d'affirmer ça il faut essayer les chaussures de carbone. Moi, personnellement, je ne les ai pas essayé, mais je les ai eu plusieurs fois dans mes mais, et je pense qu'elles sont plus stables que les chaussures en plastique. Je n'oserais pas dire qu'un vélo des années 70 est plus stable qu'un vélo de 6,8kg du 2006...

Salutations,

Josep