18/03: Pierra Menta: la dernière étape (FR)

La victoire pour Perrier – Gachet. La douleur pour Giacomelli – Lunger. Succès sans discussion de Martinelli – Pedranzini

Etre un enfant d’Arêches-Beaufort et remporter la Pierra Menta c’est un rêve qui se réalise. Florent Perrier et Grégory Gachet ont nourri leur jeunesse de cette épreuve d’exception. Aujourd’hui, elle est accrochée à leur palmarès. Ce succès est dû à leur parfaite maîtrise de cette 22ème édition. Il est dû aussi à la malchance de leurs principaux – et uniques en fait – adversaires, les Italiens Guido Giacomelli et Hansjörg Lunger, victimes, jeudi et vendredi, de chutes et de blessures.

Lunger mérite un coup de chapeau particulier. Sa chute de vendredi lui a fallu une fracture du pouce. Ce handicap ne l’a pas empêché d’affronter la terrible étape du Grand Mont. En serrant les dents ! A l’arrivée, les skieurs d’Arêches avaient pris l’avantage : « cette fois, la course est jouée » reconnaissait Giacomelli, victime, lui, d’un sérieux mal de dos.

Ces coups du sort n’enlèvent rien à la victoire de la paire Gachet-Perrier qui ont su gérer leur course, évitant de prendre des risques excessifs dans les descentes. Au contraire peut-être de leurs malheureux adversaires.

Supériorité italienne

Chez les dames, la course a été, là aussi, contrôlée avec beaucoup d’assurance par les deux Italiennes, Francesca Martinelli et Roberta Pedranzini. Si, dans les premières ascensions, Nathalie Bourillon et Corinne Favre faisaient jeu égal, l’estocade a été, à chaque fois, portée peu après. Au bilan, il n’a manqué que peu de chose aux deux Françaises : « je ne skie pas assez bien » regrettait Corinne Favre.

L’histoire retiendra de cette 22ème édition de la Pierra Menta qu’elle s’est déroulée dans des conditions exceptionnelles. Beau temps et enneigement de qualité ont fait la beauté de la course. Une course qui en a profité pour offrir aux coureurs de superbes parcours. A ce grand millésime, il n’a manqué que quelques équipes de haut niveau supplémentaires. La proximité des Championnats d’Europe de Morzine en est certainement la raison.

Claude Défago

Classement complet: cliquez ici